SORTIE ARIEGE du 22 au 29 juin 2018

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L’arrivée sur l’agréable parking  ombragé des vignes de l’évêché à Saint Lizier se fait progressivement dans la journée du Vendredi.

 

Samedi 23 juin: Chapelle de la Goutte et St Lizier

        A 9h15  8 CC nous amènent à 15 km où Bernadette – personnage passionné et passionnant- nous attend, assise sur une des grosses pierres  qui limitent l’enclos, le petit ermitage et la chapelle de la Goutte à Montardit. Assis, comme de bons fidèles, sur les solides bancs en bois de la chapelle nous écoutons pour comprendre comment, au fil des ans, ce modeste mais énergique curé PIQUEMAL a édifié pierre après pierre cet ensemble original, curieux, inattendu, à l’acoustique exceptionnelle. De  sa belle voix, André en a fait résonner les voûtes.

      A 13h30 nous sommes attendus par 2 guides touristiques qui ont animé une visite très intéressante de la Cathédrale St Lizier, de son cloître adjacent –le seul dans cet état en Ariège- et la curieuse pharmacie flanquée de 4 meubles d’angle reliés par des petits casiers à la base, surmontés d’ étagères garnies de vases et bouteilles ou fioles contenant diverses tisanes, potions ou eaux de vie.

      Le reste de l’après-midi s’est écoulé en pétanque ou farniente, les plus courageux se sont offert une ballade en ville d’où certaines ont ramené une tisane amincissante magique».
       La nuit tombée, c’est le feu de la St Jean qui nous a attirés sur la petite place de la cathédrale. Quand les flammes se sont tues André a lancé une ronde enchantée, autour des braises, à laquelle se sont  joints quelques Licérois et des villégiateurs.

 

Dimanche 24 juin: Le Carla Bayle

    C’est sous un soleil brillant que nous quittons l’agréable parking des vignes pour le Carla Bayle, via les grottes du Mas d’Azil –au passage nous avons «jeté un œil» sur les stations du chemin de croix plantées sur la colline. Le parking, en bas des contreforts du village est très champêtre, Anne-Marie nous y accueille avec un bouquet de 7 épis de blé qui, selon la tradition au Portugal, doit nous assurer «du blé» pour l’année.

    Vers 13h30, une guide nous attend à la maison de Pierre Bayle –grand philosophe du 17e siècle- où un film retraçant sa vie nous est projeté. De là elle nous amène faire un tour dans les rues du village en passant par la petite église atypique et le temple protestant que la voix de nos 2 stentors fait vibrer sur la version française de «the Sound of silence» .

 

Lundi 25 juin: Rivière souterraine de Labouiche

    Le stationnement sur l’aire ombragée, un peu enherbée et passablement dénivelée ne se fait pas sans quelques manœuvres délicates. Son nom vient des buis qui couvrent le terrain autour de l’entrée naturelle de la grotte.

    Vers 14 h: descente à 60m sous terre pour un parcours de 1 500 m en barque à fond plat de 10 personnes. Nous traversons des galeries  ornées  de concrétions de calcite dessinant ici une crèche,  la maison des strumpfs, là une tête d’éléphant, d’un loup, le corps d’une méduse, d’un poulpe, d’un poulet…quantité de stalactites et stalagmites, chandelles, lustres …

    Vers 17 h nous nous alignons sur le parking des Forges de Pyrène.
Pour clôturer cette journée caniculaire, André nous propose des chansons à thème, nous ne dirons pas «engagées» mais de celles qui font réfléchir.

Nous avons même droit à une visite amicale de la police nationale.

 

Mardi 26 juin: Les Forges de Pyrène

    A partir de 10h nous partons d’un bon pas vers la «halle» des forges de Pyrène jusqu’à 15h30 - match France Danemark de la coupe du monde- voire 18 h pour les plus intéressés.
Les bâtisses de pierre, harmonieusement réparties sur les 5ha de parc, reconstituent un village qualifié ici d’inoublié. Elles abritent les différents outils (plus de 6500) et les équipements d’une trentaine de métiers anciens et permettent à chacun, selon son degré d’intéressement de découvrir ou revoir les gestes que faisaient les ouvriers aux 19 et 20e siècle. Les objets réalisés étaient variés et les métiers aussi et la plupart d’entre eux nous ont laissé des expressions encore usitées telles que:

-être vanné = fatigué comme celui qui a secoué le van (sorte de grande pelle sans manche en osier) toute la journée pour trier les glumes du blé; -casser la croûte=quand le four était rempli du pain à cuire on refermait le contour de la porte avec de la boue de bovin pailleuse qui s’encroûtait pendant la cuisson et qu’il fallait casser pour sortir le pain.

    Par une forte canicule, les équipages arrivent sur la place du 19 mars à Tarascon et la soirée se termine comme à l’accoutumée: repas ensemble, rires et chansons.

 

Mercredi 27 juin: Tarascon sur Ariège

    Au bord du Vicdessos nous avons passé une nuit reposante,  assez fraîche et vers 10h nous nous rassemblons  (certains ont déjà fait un petit tour de marché) à l’office du Tourisme pour suivre Lionel, passionné d’histoire locale qui nous guide 2 heures durant dans la partie haute de la ville riche en vestiges de châteaux, d’églises , de portes et de murs d’enceinte.

     Il nous conte d’abord l’histoire de l’église Sainte Quitterie puis nous amène par la rue des rentiers et le quai de l’Ariège jusqu’au Quai Armand Sylvestre (journaliste et écrivain du 19e s) jusqu’à le rue du Barry, autrefois fermée par la porte de Foix et nous «grimpons» sans presque nous en rendre compte jusqu’à la fontaine du Moron puis la porte de «la leude = péage pour entrer à Tarascon,  jusqu’à la Tour du Castella ,( construite à l’emplacement du donjon du château Comtal). Là, nous nous posons pour admirer le panorama sur presque 360°.

    De la porte d’Espagne, qui était la porte d’entrée de la ville, nous allons jusqu’à l’église de la Daurade qui fut, un temps, un lieu de culte protestant.

    Quelques pas et nous nous arrêtons un moment  auprès de la Tour St Michel, appelée aussi Tour  Carrée qui fut une église démolie presque entièrement au début du 20e siècle.

    Cette virée se termine par une descente vers le ruisseau sur un chemin piéton incrusté dans la falaise,  pavé de galets qui longe les jardins potagers.

    Après le déjeuner c’est en bordure de la gare de Tarascon que nous partons pour un « Rêve et Magie du Rail» qui commence par une pose dans un train postal et le passage dans le compartiment technique d’une locomotive BB, puis nous restons ébahis devant deux maquettes de chemin de fer dont une mesure 25m de long et reproduit les principaux sites et bâtiments allant de Tarascon jusqu’au Puymorens à l’échelle 1/85e.

    La soirée s’est terminée autour d’un apéro, préparé avec soin et originalité par les 3 couples organisateurs de la sortie,  auquel Monsieur Le Maire Alain SUTRA et sa charmante épouse Eliette ont participé. Ils se sont attablés avec nous et ont bien apprécie les chants et les sketches d’André et Martine.

 

Jeudi 28 juin: Grottes de Niaux

    Le départ est un peu plus tôt que d’habitude. A 8h20, 7 CC se dirigent vers le parking de la grotte de Niaux tandis que  les autres vont prendre place au «Camping des Grottes» à Alliat et nous rejoindront en voiture, conduits par Monique, Maïté et Georges.

    La visite, à la lueur d’une torche se fait par des dédales plus ou moins tortueux, méplats, étroits, serrés,  bas, montants ou descendants pour arriver 800 m plus loin au grand salon où se trouve un trésor de l’art rupestre que nous allons découvrir après avoir été plongés quelques secondes dans la nuit noire.
Le trésor, ce sont des fresques représentant 3 espèces animales: bisons, chevaux et bouquetins, plus ou moins fignolés, plus ou moins stylisés, associés ou juxtaposés à des signes énigmatiques peints sur les murs par nos ancêtres du Magdalénien (entre 15 et 11000 ans avant notre ère). Les couleurs utilisées étaient le noir (à base d’oxyde de manganèse) pour les animaux et les symboles et le rouge (à base de la roche hématite) pour les symboles. C’est curieux comme ils savaient utiliser les contours naturels des murailles pour donner du relief à leurs motifs. C’est beau; ça se mérite.

    L’après midi  occupé à la lecture, à la pétanque et pour la plupart à un bain au spa du camping s’est agréablement terminé  autour d’une très bonne table dans un cadre verdoyant et en chansons  à la «petite auberge», site que Georges et Françoise ont créé.

En fin de repas un cadeau surprise était remis au président «Fanny » est intronisée membre sportif du club A3C

 

Vendredi 29 juin : La Carrière de Talc de Trimouns à Luzenac

 

     La route qui serpente sur le flanc du massif du St Barthélémy nous amène à 1700 m d’altitude sur la plus grande carrière de talc à ciel ouvert du monde. Il est 13h, notre guide et notre car nous attendent pour nous amener à proximité et en surplomb du lieu d’extraction.

     Le gisement s’est formé dans une faille comprise entre 2 masses rocheuses, l’une constituée de dolomie, l’autre de micaschiste. Le magnésium contenu dans l’eau d’infiltration s’est associé à la dolomie pour former le talc, roche la plus tendre de la planète.

     Utilisé dans les peintures rupestres de la grotte de Niaux, et au Moyen Age pour fabriquer des objets décoratifs, ce n’est qu’au début du 19e s que son exploitation commence. La roche concassée est descendue jusqu’aux  villages à dos de mulet puis plus tard dans des charrettes à bœufs, la demande des apothicaires et des droguistes augmentant. Son essor, au début du 20e siècle va de pair avec celui de la papeterie et l’extension du réseau de chemin de fer, aujourd’hui, avec 250 employés permanents et 55 saisonniers, le groupe Imérys Talc est la 4e entreprise du département.

     Pour obtenir 1 tonne de talc il faut dégager 10 tonnes de déblais,  le filon de talc ne mesure que 50 m de large sur 2 000 de long et s’enfonce dans la montagne. Le minerai est  extrait le long des gradins par des pelles hydrauliques puis acheminé vers une station de triage optique selon sa couleur ( blanc ou grisé) , concassé ensuite descendu par un téléphérique composé de 100 bennes ou nacelles, long de 5 km (produisant sa propre énergie) à la cadence de 180 tonnes /heure.

     Très utilisé dans les industries cosmétiques, pharmaceutiques et alimentaires, l’extraction de talc a de beaux jours devant elle: les réserves sont importantes, la demande augmente et l’entreprise respecte l’environnement en reconstituant les pans de montagne détruits avec les déblais enherbés.

 

Au retour sur le parking de la ville, se termine officiellement cette ballade à travers l’Ariège, merveilleusement  orchestrée par Monique et Christian, Guy et Maîté, Georges et Françoise

sauf pour les quelques uns qui ont eu l’opportunité de pouvoir terminer la semaine à Verdun

 chez André et Martine.

 

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