SORTIE VELO "VOIE VERTE LAPEBIE"          du 17 au 23 Avril 2019

 

Mercredi 17 avril

L’arrivée des équipages venus d’Occitanie s’échelonne sur plusieurs jours, mais la grande majorité rejoint le camping de bel Air près de CREON (33) dans cette après midi au ciel couvert mais pas orageux.


On s’embrasse, demande des nouvelles des uns et des autres et on se raconte les évènements qui nous ont marqués depuis notre dernière rencontre.

A 18h30, dans la salle mise à notre disposition, Bernard détaille le programme de la rencontre. Chaque couple reçoit un planning et un livretde présentation de la voie verte entre Bordeaux et Sauveterre, intitulé « du fer au vert »   puis partage une petite collation avant de retourner à sa base.

 

Jeudi 18 avril

Le rassemblement des vélos, prévu à 9h prend ¼ d’heure d’avance et nous nous dirigeons, répartis en 4 groupes menés par André, Martine, Andrée et Bernard vers le musée de la poterie à SADIRAC, le village est à 6 km du camping en empruntant la voie verte.
La charmante dame qui nous accueille nous fait un peu d’histoire et la visite du musée en 2 groupes.

 

La présence d’une activité potière se justifie par la présence d’une argile spécifique, la proximité de forêts qui fournissent le bois pour chauffer les fours qui doivent monter jusqu’à 900°C et la proximité de cours d’eau.


Les poteries exposées qui proviennent des fouilles sont classées par époques :
- Celles du Moyen Age ont un but utilitaire : cruches pour réserves.

  • Dès le 14e s on fabrique, en plus, de grands récipients sphériques avec une ouverture sur le bas pour la vidange de l’eau, très lisses à l’intérieur pour ne pas user : c’est l’ancêtre du lave linge.
  • Au cours des 3 siècles suivants, avec le développement de l’art de la table,  onconfectionne des assiettes, des bols, des plats et même des jouets pour les enfants, sifflets, appeaux…
  • A partir du   18e s, avec le développement du commerce sur le port de Bordeaux, les riches commerçants décorent leur maison (épis sur le faîtage, faïences aux sols et aux murs, vaisselle de plus en plus fine ) on fabrique même des moules coniques à pain de sucre, pain de sucre dont seront gratifiés Pierre et Françoise qui cherchaient à savoir où ils pourraient en trouver un pour l’acquérir ou simplement le photographier pour l’intégrer à leur livre en cours d’élaboration.
  • Au 20e sles faïences de terressigillées (c’est-à-dire riches en silice) permettent la production de vaisselle ou d’objets de décoration de plus en plus fins et richement décorés.

En fin de visite  Berlande nous fait une démonstration de façonnage d’un pot sur la girelle qu’André fait tourner vivement depuis le levier qui actionne la grande roue motrice.

 

Vendredi 19 avril

Aux abords du village, majestueuse et resplendissante, l’Abbaye bénédictine de La Sauve Majeure s’impose aux visiteurs.
 

Arrivés là, à vélo ou à bord d’un CC nous nous posons à ses pieds dès 10h. En attendant l’heure de la rencontre aves notre guide passionné d’histoire, les uns s’intéressent aux plantes des carrés du jardin médiéval, d’autres s’amusent comme des enfants, la grande majorité patiente sagement en attendant l’ouverture du portail.

 

Construite sur un promontoire, au milieu d’une vaste forêt d’où elle tire son nom, entre 2 mers( Garonne et Dordogne), par la volonté de Saint Gérard de CORBIE à qui les Ducs d’Aquitaine ont légué des centaines d’ha de bois.

Elle atteint son apogée fin du 12e et milieu de 13e siècle grâce aux revenus provenant

  • d’une part du passage à l’hôtellerie des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle
  •  d’autre part du défrichement de la forêt, créant des clairières baillées à des paysans sans terre.
  • Elle reçoit aussi des dons conséquents des grands seigneurs de la France, de l’Aquitaine et des  princes d’Espagne et d’Angleterre, toutes les contrées où des prieurés ont été installés (La communautéen compte 76 dans ces différentes régions d’Europe).
  •  

A la révolution de 1789, l’Abbaye, mal entretenue, est bien dégradée. Ses biens sont réquisitionnés et mis à la disposition de la nation, les bâtiments deviennent une maison d’arrêt.

Classée Monument historique en 1840 et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de St Jacques, les travaux entrepris n’ont pas pour objectif de la reconstruire mais seulement de la maintenir en l’état.Ce que l’on peut voir aujourd’hui ce sont :

- sur la façade occidentale, entrée de l’Abbaye, les restes de 2 tours qui encadraient un pignon

- en entrant dans la nef, on se situe en contrebas de l’ensemble, c’est là que passaient les pèlerins et les visiteurs. On s’avance vers le transept par 4 travées qui vont en s’élevant au fur et à mesure qu’on avance, ce qui situait le chœur et les 4 chapelles adjacentes au-dessus du niveau de l’assemblée. Les ruines laissent imaginer l’ampleur de la bâtisse, la luminosité du chœur et la pénombre de la nef. Ce contraste permettait de mettre en valeur  la sculpture des chapiteaux où l’on peut voir des anges luttant contre les démons, St Daniel empoisonnant le serpent, Adamet Eve, des sirènes-poisson face à Ulysse, Samson chevauchant un lion et aussi des grappes de raisin, des pommes de pin, des feuilles d’acanthe…

 

La visite se poursuit à l’extérieur de l’édifice et se termine par ce que l’on doit imaginer du réfectoire, du cloître et de la salle capitulaire…
Vers midi nous atteignons le musée -en passant par la librairie- où sont conservées des pièces dedallage vernissées, des fragments de piliers peints, des statues, des clés de voûte et des chapiteaux finement sculptés, des copies de la célèbre   Bible  enluminée dite de « la Sauve Majeure »

Visite passionnante à conseiller à ses amis.

 

Après le pique nique au bord de la gare désaffectée, les plus courageux iront jusqu’à BELLEFOND.

 

Samedi 20 avril

C’est par convois de 5 CC que nous nous dirigeons vers LADAUX où nous attendent –café et gâteau au yaourt préparés pour nous – la famille LOBRE & FILS, viticulteurs. Maïté et Guy ont dû nous quitter ce matin.

 

Cette famille est là depuis 3 générations, la surface foncière est passée en 40 ans de 8 à31 ha au gré des mariages ou des achats. La vigne est conduite en taille Guyot simple sur des cépages variés (sauvignon blanc, sémillon, muscadelle, merlot et cabernet) les ceps sont à 0.85m les uns des autres sur des rangs espacés de 2.50m ce qui donne un peuplement de 4 500 pieds / ha, normes à respecter, avec une hauteur de rame importante, pour obtenir l’AOP.

 

A midi, les tables sont alignées entre 2 rangées de CC pour un repas pris en commun et bien arrosé : Michel et Nicole arrosent leur nouveau CC.

 

Vers 16 heures Monsieur LOBRE et son jeune fils  nous amènent dans la forêt pour nous faire découvrir l’organisation d’une palombière dans le bordelais. Structurée en garage d’arrivée prolongé par un tunnel qui permet d’accéder, incognito, aux appelants situés plus ou moins loin de la cabane des chasseurs. Les appelants les plus loin sont faits de ½  sphères sur lesquelles on pose des pigeons enchaînés à leur support dirigeable depuis la cabane,  par un système de ficelles. Le basculement des ½ sphères oblige le volatile à battre des ailes pour se maintenir sur son socle, ce qui alerte les palombes de passage et les incite à descendre.

 

Le glaneur, situé plus près de la cabane invite les palombes à se poser pour manger. C’est là que se referme le piège  pour les quelques unes qui seront abattues.

Quant à la cabane carrée située à 6 m de haut dans la canopée, elle est accessible par un ascenseur –à contrepoids- de 0. 8 m de côté pour les personnes et un deuxième plus sommaire et plus petit pour les victuailles.

 

De retour au siège de l’exploitation une table bien garnie des différents vins produits ici nous invite à nous asseoir pour une dégustation accompagnée d’un délicieux cake salé,  le tout agrémenté des chants entonnés par André à l’orgue de barbarie bien secondé par l’ouvrier « poète ténor »

Les commandes passées nous finissons la journée assis jusqu’à la nuit aux tables que nous avons laissées à la mi journée.

 

Dimanche 21 avril

La journée s’annonce « couverte et pluviotteuse »Ce sera une journée ordinaire mais pas inintéressante pour autant.

 

Nous nous rendons, en passant par CANTOIS, St BRICE à 15 km sur le parking près de la salle Simone VEIL à SAUVETERRE DE GUYENNE où nous arrivons après une halte au supermarché vers 11 heures.

 

Compte tenu des conditions climatiques les repas de midi sont pris dans les cellules et vers 14h30 un groupe important entreprend un sortie à vélo de 34 km AR jusqu’à BELLEFOND par la voie verte. Le match de rugby Toulouse-Leinster retient, en fin d’après-midi quelques messieurs scotchés à leur fauteuil de cabine.

 

Lundi 22 avril

Ciel couvert mais température agréable sur SAUVETERRE que nous traversons escortés par un joueur de flûte en habit de gascon : c’est notre guide.

 

Sur un air du folklore local nous nous dirigeons place de la république pour une présentation de l’histoire et de la structure de la bastide. Les maisons sont bâties autour de la place centrale, au rez de chaussée des couverts bordent la place et permettent la circulation à l’abri, le commerce … L’église est positionnée sur un côté. Dans leur grande majorité, les maisons sont étroites et hautes, bâties sur cave  en pierre calcaire claire locale, la plupart communiquaient entre elles permettant de se protéger ou de s’enfuir et presque toujours d’accéder à des puits.

 

On parvient à la porte Saubotte par la rue du même nom, au nord-ouest en direction de Bordeaux. Elle s’élève à 17 m et ménage entre ses tours un espace circulant de 3.50 de large sur 9 m de long.A sa gauche, un escalier étroit en colimaçon permet d’accéder à  une terrasse, après 2 salles de garde, d’où l’on peut bien voir un paysage ouvert, à dominante viticole depuis le 18e s alors qu’il était essentiellement céréalier et herbager auparavant.

 

De là haut on aperçoit la forme en losange de l’ancienne bastide et quelques restes de la muraille d’enceinte ainsi que les 3 autres portes qui fermaient la ville : au nord-est la porte saint-Léger, au sud-est la porte Saint Romain et au sud-ouest la porte de la Font.Avant de redescendre, les plus agiles ont esquissé quelques pas de « gigue » accompagnés à la musique par le guide. La visite se termine par la descente dans une cave à la voûte soutenue par des arcs qui délimitent 3 travées aux murs desquelles sont présentées des bastides de Gironde. Sur une table centrale des verres à pied sont là pour une dégustation de vin blanc de la cave.

 

Au retour sur l’aire, sous le porche d’accès à la salle des fêtes nous avons installé nos tables pour un repas partagé «  pantagruélique » avec « aux fourneaux le préposé Georges et son aide Raymond » et largement baigné de musique avec toujours notre animateur préféré : André.

 

Les plats étaient nombreux et variés : amuses gueules, diversessalades, crudités, charcuteries, fromages,  civet de sanglier maison offert par Daniel et Eveline et, pour marquer ce lundi de Pâques : omelette au fromage et omelette flambée.

Pétanque pour les Messieurs, bavardages pour les dames ont occupé la fin de journée.

 

Mardi 23 avril

Le ciel est encore couvert, la température clémente, la pluie nous aura épargnés durant ce périple d’ « entre deux mers ».

 

11h15, le premier convoi se dirige vers RIMONS à la ferme de Gauvry, suivi ¼ h et ½ h plus tard par le reste de la troupe. Si le trajet est agréable, le rangement sur l’aire réservée est juste assez grand pour recevoir 14 CC.

 

Ferme -auberge, les produits consommés sont  essentiellement issus de l’exploitation  où l’on trouve un troupeau de vaches bazadaises et charolaises, des canards et des poules avec quelques moutons et des poneys.

 

Après  le repas nous sommes invités à un loto en dix  parties doté de produits locaux : pâtés, confits, foie gras et vins que quelques chanceux ont emporté. La soirée se poursuivra par une pétanque des ballades à pied ou du repos dans les CC.

 

En conclusion on peut dire que chacun des participants gardera de ce séjour girondin le souvenir

- de fous rires partagés,

- de visites culturelles enrichissantes qui nous ont remémoré une page de notre histoire autour d’Aliénor d’Aquitaine

et des constructions médiévales

- de ballades à vélo ou à pied qui  ont assoupli nos articulations et oxygéné notre corps

- et de dégustations qui ont ravivé nos papilles buccales.

 

                                                                           Rédaction : Anne Marie J.                                                                                  Photos : Nanou R.

 

 Le petit mot des organisateurs :

 

Un grand merci à toutes et à tous pour la reussite de cette première sortie de l'année: convivialité et zenitude au programme.

 

Félicitations aux vaillants sportifs et aux initiatives actives de chacun!

 

Andrée & Bernard.

                                                                                                                                                                                       

                                                                                                                                                                  

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